Aujourd’hui, j’arrive à en parler de manière assez légère, voire humoristique. Le travail que j’ai effectué et effectue encore à présent me permet même d’accompagner des enseignants qui vivent ma situation. Mais il y a un an, je le vivais plutôt comme une déferlante cataclysmique, une perte de sens et de repères, une culpabilité énorme, une fatigue immensément intense, une colère dévastatrice, un niveau d’anxiété ingérable, une irritabilité excessive, et j’en passe…

Il n’a finalement pas fallu grand chose pour que je m’enflamme de l’intérieur (burn) et que j’explose (out). Une phrase tournait en boucle dans ma tête « Je ne sais pas ce que je vais faire de ma vie mais je n’y retournerai jamais, JAMAIS ». J’avais atteint mon point de non-retour ! Aujourd’hui, je me rends compte que personne n’est obligé de se prendre un mur pour se rendre compte que cela fait mal, mais ça c’est aujourd’hui ! Et où est la prévention et le bien-être au travail chez les enseignants ??

Et quand votre corps vous lâche vraiment et qu’on vous met à l’arrêt, vous vous culpabilisez de ne même pas être capable de prendre une douche, de conduire votre propre enfant à l’école, de vider un lave-vaisselle, … Lorsque vous arrivez à ce stade, vous êtes tout simplement perdu.e, noyé.e ! Le regard des autres, aussi bienveillant qu’il soit, n’arrive même pas à vous faire sourire. Vous vous sentez juste jugé.e, mal dans votre corps et votre tête car vous êtes pourtant quelqu’un de FORT ! Vous subissez juste ce qui se passe autour de vous sans plus vraiment arriver à comprendre. Vous êtes spectateur de votre vie mais plus du tout acteur…

Ce que je viens de décrire, c’est ce qu’il s’est passé pour moi une fois que le diagnostic a été posé par ma psychiatre…


Audrey
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